
Quand j’ai découvert l’Hyrox pour la première fois, j’étais comme beaucoup : je voyais passer des vidéos de machines qui poussaient des sleds de 200 kg, qui enchaînaient les 100 wall balls avec un balle de 9 kg, et clairement, je me suis demandé : « C’est ça que je vais faire ? »
Et puis très vite, tu tombes sur cette distinction : Hyrox Open vs Hyrox Pro. Deux formats, un même parcours… mais deux mondes complètement différents. Et là, la vraie question devient :
Par lequel je commence ?
Et c’est quoi la vraie différence entre les deux ?
Je te le dis tout de suite : la différence, c’est pas dans le parcours, c’est dans la douleur.
Même course, mêmes stations, mêmes distances.
Mais les charges, les sensations, et l’intensité n’ont absolument rien à voir.
Dans cet article, je vais t’expliquer tout ça en me basant sur ma propre progression :
- Mon tout premier Hyrox, je l’ai fait en Solo Open, à Marseille.
- Et je suis passé en Pro uniquement après avoir gagné Karlsruhe en Open avec un temps de 58’33.
Et crois-moi, j’ai senti la différence.
Tu veux pas te cramer dès ta première course ?
Tu veux éviter de te dégoûter ?
Tu veux savoir quand c’est le bon moment de passer en Pro ?
Alors lis bien la suite.
Même course, mais pas les mêmes poids

Sur le papier, un HYROX Open et un HYROX Pro, c’est exactement la même chose :
- 8 fois 1 km de run
- 8 stations dans le même ordre : SkiErg, Sled Push, Sled Pull, Burpees Broad Jump, Row, Farmer Carry, Sandbag Lunges, Wall Balls
Mais la vraie différence, celle que tu sens dans les jambes, dans le grip, dans le cardio et dans la tête, c’est les charges.
Et là, ça pique.
Les différences de poids (Hommes) :
| Station | Open | Pro |
|---|---|---|
| Sled Push | 152 kg | 202 kg |
| Sled Pull | 102 kg | 152 kg |
| Sandbag Lunges | 20 kg | 30 kg |
| Farmer Carry (x2) | 24 kg | 32 kg |
| Wall Balls (100 reps) | 6 kg | 9 kg |
Et pour les femmes :
| Station | Open | Pro |
|---|---|---|
| Sled Push | 102 kg | 152 kg (identique au Open Homme) |
| Sled Pull | 78 kg | 102 kg |
| Sandbag Lunges | 10 kg | 20 kg |
| Farmer Carry (x2) | 16 kg | 24 kg |
| Wall Balls (100 reps) | 4 kg | 6 kg |
En gros :
👉 Les poids Pro hommes = les poids Open femmes × 1,5 à 2
👉 Les poids Pro femmes = les poids Open hommes
Et ça, ça change tout.
Mon expérience perso
Je te le dis franchement : j’ai commencé en Open, et je regrette pas une seconde.
À Marseille, j’ai couru mon tout premier Hyrox en solo Open. Résultat : 1h01, dans le dur mais avec du plaisir.
Et surtout : je ne me suis pas dégoûté.
C’est seulement après avoir terminé premier à Karlsruhe (58’33 en Open) que je me suis autorisé à tester le Pro en solo.
Et là… changement d’ambiance.
Le sled pull devient un enfer, surtout quand t’as pas la technique.
Les wall balls à 9 kg… je les ai toujours pris en pleine tête.
Ton grip est ruiné sur le farmer et les burpees.
Et surtout : chaque station devient un combat mental.
Le pire ? Les wall balls.
Clairement, c’est la station la plus dure du parcours, et en Pro, si t’as mal géré ton pacing, tu le paies cash :
- 6 minutes aux wallballs à Paris Grand Palais
- 7 minutes aux Mondiaux à Chicago
Autant te dire que j’étais cuit.
Pourquoi je conseille (vraiment) de commencer par l’Open
Si tu es tenté par l’aventure HYROX, que tu t’entraînes dur, que tu as un bon niveau de fitness… tu pourrais être tenté d’aller direct sur le format Pro.
Mais je vais être très clair :
– Commence par l’Open.
Pas parce que tu n’es « pas prêt ».
Mais parce que c’est le format qui te permet de progresser sans te dégoûter.
L’Open, c’est l’école parfaite
Quand j’ai débuté en Open, j’ai pu :
- Travailler mes transitions et ma stratégie,
- Tester mon mindset sans tomber dans le rouge dès le sled,
- Apprendre à respirer sur les burpees (spoiler : j’y arrive toujours pas),
- Gérer mon pacing,
- Sortir des wall balls avec un chrono correct et un cerveau encore oxygéné.
Et surtout : j’ai pris du plaisir.
Le Pro, c’est un autre monde
Quand je suis passé sur le Pro, après ma victoire à Karlsruhe en Open Solo, je pensais avoir franchi un cap.
En fait, j’ai surtout franchi un mur.
Chaque station est plus longue, plus lourde, plus brutale.
Et si tu n’as pas une vraie base de puissance, un grip solide, et une capacité à maintenir de l’intensité avec la fatigue, tu t’écroules.
Mais surtout, en Pro, tu n’as plus le droit à l’erreur.
- Tu pars trop vite ? Tu le payes 30 minutes plus tard.
- Tu zappes les électrolytes ? Crampes au sled.
- Tu bourrines les kettlebells ? Plus de bras aux wall balls.
En Open, tu peux survivre à des erreurs. En Pro, tu les payes en minutes, voire en abandon.
Mon conseil
Fais-toi les dents en Open Solo ou Double :
- Tu progresseras plus vite,
- Tu comprendras la logique de course,
- Tu prendras confiance sur tes capacités.
Et quand tu vises moins d’1h en Open solo (ou que tu domines clairement en double), là tu peux envisager le Pro.
Ce qui change vraiment entre HYROX Open et HYROX Pro : sensations, stratégie, mindset

On parle souvent des poids, des chiffres, des stats.
Mais ce qui change vraiment entre Open et Pro, c’est la sensation de course. Et elle est radicalement différente.
Je t’explique.
Les sensations physiques : c’est plus lourd, plus long… et surtout plus cruel
Quand tu passes en Pro, tu prends une claque.
- Le sled push à 202 kg, ce n’est pas juste “50 kg de plus”. C’est un mur.
- Le pull devient une épreuve technique et mentale. Tu dois utiliser chaque muscle disponible.
- Le farmer carry te broie les avant-bras. Et t’as encore les wall balls derrière.
- Les sandbag lunges à 30 kg ? Un vrai test de core, de jambes, de souffle, de volonté.
Et le plus traître : le temps sous tension explose. Chaque station est plus longue, donc ton cardio ne redescend jamais vraiment. Tu restes dans le dur.
Le mindset : tu dois être froid, stratégique, intelligent
En Open, tu peux te permettre de gérer “à l’instinct”.
En Pro, chaque erreur se paye cash.
Je me souviens du HYROX Grand Palais :
– J’ai fait une super course jusqu’au burpee broad jump…
– Et j’ai terminé les wall balls en 6 minutes.
Pourquoi ? Parce que j’étais cramé.
Aux Championnats du Monde, rebelote : 7 minutes aux wall balls.
J’avais tout donné avant. Mauvais pacing. Grosse erreur.
L’enjeu du pacing : la course devient un puzzle
Tu dois construire ta course à l’envers :
- Comment je veux arriver aux wall balls ?
- Quelle énergie je peux me permettre de mettre sur les sleds ?
- Où est-ce que je dois respirer ?
- Où est-ce que je pousse ?
En Pro, si tu cours juste à l’instinct ou à la fougue, tu exploses.
Le mur des wall balls
Je le dis souvent, mais je le répète ici :
Les wall balls sont LA station la plus difficile de l’HYROX.
Pourquoi ?
- Parce qu’ils arrivent à la fin.
- Parce qu’en Pro, tu lances une boule de 9 kg.
- Parce que ton cœur tape à 180 bpm, tes jambes sont mortes, et ton grip est rincé.
En Open, tu peux parfois les passer d’un seul bloc ou en grosses séries.
En Pro, c’est souvent du 10 par 10, voire du 5 par 5… si tu tiens debout.
Comparatif complet des poids HYROX : Open vs Pro (hommes & femmes)
Quand on parle de la différence entre HYROX Open et HYROX Pro, tout commence par les charges utilisées sur les stations.
Et crois-moi : ces quelques kilos en plus changent tout.
Voici un tableau clair et à jour pour bien comprendre ce qui t’attend selon ton format et ton sexe :
| Station | Hommes Open | Hommes Pro | Femmes Open | Femmes Pro |
|---|---|---|---|---|
| Sled Push | 152 kg | 202 kg | 102 kg | 152 kg |
| Sled Pull | 102 kg | 152 kg | 78 kg | 102 kg |
| Farmer Carry (x2) | 24 kg | 32 kg | 16 kg | 24 kg |
| Sandbag Lunges | 20 kg | 30 kg | 10 kg | 20 kg |
| Wall Balls (100 reps) | 6 kg | 9 kg | 4 kg | 6 kg |
À retenir :
- Femmes Pro = Hommes Open (presque exactement, sauf le farmer carry).
- Le gap entre Open et Pro est énorme, surtout sur les sleds et les wall balls.
Et comme je te le disais : ces chiffres ne traduisent pas la douleur réelle.
Un sled push Pro, c’est pas juste “plus lourd”, c’est une station où tu perds 15 à 30 secondes, où ton cardio explose, et où tu peux cramer toute ta course.
Mon parcours personnel entre Open et Pro

Quand j’ai commencé l’Hyrox, j’ai fait comme beaucoup : je me suis inscrit en Open solo.
C’était à Marseille, et j’ai terminé ma première course en 1h01.
Et franchement, c’était exactement le bon format pour moi à ce moment-là.
Je voulais me tester en solo, sentir le format complet, sans me dégoûter dès la première course.
Les charges étaient exigeantes, mais accessibles, et surtout, ça m’a permis de prendre confiance.
Le déclic vers le Pro
C’est à Karlsruhe, lors de mon deuxième Hyrox en Open solo, que tout a basculé.
Je termine 1er de ma vague, en 58’33. Une vraie perf.
C’est là que je me suis dit :
“Ok, je suis prêt pour tester le Pro.”
Mais soyons honnêtes : c’est un saut dans l’inconnu.
Et je conseille vraiment à tous ceux qui débutent de faire au moins une ou deux courses en Open, et d’y viser un bon temps (<1h) avant de passer en Pro.
Pourquoi ? Parce que :
- Les charges en Pro changent totalement ta stratégie ;
- Si tu pars trop vite, tu le payes cash ;
- Et certaines stations deviennent un enfer, surtout les Wall Balls.
Mon expérience en Pro :
Je me suis souvent fait punir au wallballs.
À Paris Grand Palais, j’ai mis 6 minutes.
Aux Championnats du Monde, c’était encore pire : 7 minutes pour les 100 reps à 9 kg.
Je suis littéralement arrivé carbonisé, incapable de relancer.
En Pro, tu n’as pas droit à l’erreur.
Le pacing devient vital. La gestion des transitions, des repos, de l’intensité sur chaque station — tout doit être calculé.
C’est ce que j’apprends encore à chaque course.
L’impact stratégique du passage en Pro
Passer en Pro, ce n’est pas juste mettre plus lourd.
C’est changer de sport.
En Open, tu peux te permettre de partir un peu fort, de bricoler sur une station, de finir les wall balls tant bien que mal, et de quand même sortir avec un bon chrono.
En Pro ? Oublie.
Chaque erreur te coûte très cher.
Un changement de logique : tu dois penser ta course comme un puzzle
Je l’ai compris à mes dépens.
En Open, tu peux parfois forcer un peu sur le sled push, souffrir un peu plus sur les lunges, et récupérer un peu sur les runs.
Mais en Pro, tout se paie.
Tu ne récupères jamais vraiment.
Les erreurs de pacing, les accélérations inutiles, les mauvaises gestions d’effort… ça te fait exploser.
Perso, mes plus gros échecs ont toujours été des erreurs de stratégie.
- À Paris Grand Palais, j’arrive cramé aux wall balls → 6 minutes.
- Aux Championnats du Monde : même chose, 7 minutes de souffrance à la fin, impossible de relancer.
- Sled push trop gourmand, burpees trop rapides, trop peu de récup dans le run… et tu termines rincé sans comprendre pourquoi.
Ce que ça change concrètement
- Pacing : il faut courir plus lentement que ton allure max. Sinon tu imploses.
- Transitions : elles deviennent aussi importantes que les stations. Tu ne peux plus marcher ou errer entre deux zones.
- Mental : la gestion mentale est clé. Savoir rester calme quand tout crie dans ton corps.
- Prépa : tu ne peux pas aborder un Pro sans une vraie stratégie, des tests à l’entraînement, un plan solide.
Mon conseil
Ne passe pas en Pro pour “faire comme les autres”.
Passe en Pro quand tu maîtrises déjà le format Open, que tu sais gérer ta course, que tu as le physique ET la stratégie.
C’est grisant, mais exigeant.
Et il faut être prêt à souffrir pour de vrai — parce que le Pro, ça ne pardonne pas !
Open → Pro : ce que je ferais si je devais recommencer aujourd’hui
Aujourd’hui, avec un peu de recul (et pas mal de wall balls dans les jambes), je pense que j’aurais abordé mon passage en Pro un peu différemment.
Parce que le piège, c’est de croire que le Pro c’est juste “plus lourd”.
Alors qu’en fait, c’est une logique d’effort totalement différente.
Étape 1 : Maîtriser l’Open solo
Je referais exactement ce que j’ai fait à mes débuts :
Commencer par un Open solo.
C’est le format idéal pour apprendre à :
- gérer une course seul
- calibrer son effort
- observer où tu souffres vraiment
- identifier tes faiblesses station par station
Moi, j’ai fait Marseille en solo Open → 1h01
C’était parfait pour tester mon physique, comprendre l’enchaînement des stations, sentir les zones de rupture.
Et surtout, ça ne m’a pas dégoûté.
Un Pro direct, je n’aurais peut-être jamais recommencé…
Étape 2 : Optimiser son chrono Open
Avant de penser Pro, je chercherais à :
- passer sous les 1h
- puis viser les 58-59 minutes
- et m’approcher des 55-57 minutes si possible
C’est ce que j’ai fait à Karlsruhe → 58’33, premier de ma vague Open.
Là, j’ai su que j’étais prêt à passer en Pro.
Étape 3 : S’entraîner spécifiquement aux poids Pro… avant d’y aller
Si c’était à refaire, je ferais :
- des blocs avec sled push à 200 kg
- des wall balls à 9 kg
- du farmer à 32 kg
- et des lunges / sandbags à poids réel
Et surtout, je testerais des Pro Mock Race à blanc, pour voir où je craque.
Parce que les erreurs de pacing, tu ne les sens pas en Open, mais elles explosent en Pro.
Étape 4 : Préparer un vrai plan de course
Enfin, j’irais en Pro avec un plan clair :
- Allure de run mesurée (pas la même que l’Open)
- Rythmes précis sur chaque station
- Objectif de temps par bloc
- Répartition de la fatigue pensée dès le début pour arriver debout aux wall balls
C’est un jeu d’échecs avec toi-même. Et sans plan, tu perds.
Les questions à se poser avant de s’inscrire en Pro

Si tu te poses la question de passer en Pro, commence par répondre honnêtement à celles-ci. Je me les suis posées moi-même… parfois un peu tard.
Est-ce que je maîtrise déjà parfaitement le format Open ?
Est-ce que tu connais le déroulé de la course, station par station, avec une vraie gestion d’allure ?
Est-ce que tu arrives à courir régulièrement entre les stations sans marcher ?
Est-ce que tu sais comment ton corps réagit au fur et à mesure de la course ?
Si ce n’est pas encore fluide pour toi en Open, c’est trop tôt pour le Pro.
Est-ce que j’ai déjà testé les poids Pro à l’entraînement ?
Est-ce que tu as déjà poussé un sled à 200 kg sur 4 x 12,5 m ?
Est-ce que tu sais encaisser 100 wall balls à 9 kg quand t’es au bout de ta vie ?
Est-ce que tu tiens un farmer avec 2 x 32 kg sans casser tes lombaires ni ruiner ton grip ?
Si tu n’as jamais ressenti cette intensité à l’entraînement, tu vas exploser en course, c’est garanti.
Est-ce que j’ai un objectif clair ?
Tu veux juste “essayer” ou tu veux performer ?
Tu veux tester tes limites ou tu veux chercher un podium ?
Tu fais ça pour l’expérience ou pour t’aligner au plus haut niveau ?
Y’a pas de mauvaise réponse, mais le niveau Pro n’est pas là pour être “testé” à l’aveugle.
Il demande du respect. Parce qu’il ne pardonne pas.
Est-ce que je suis prêt mentalement à souffrir ?
Est-ce que tu acceptes que la course ne ressemblera à rien de ce que tu connais ?
Est-ce que tu peux encaisser 7 minutes de wall balls avec des jambes en feu, les yeux qui piquent, et plus un gramme d’énergie ?
Est-ce que tu es prêt à te faire mal du début à la fin sans rien lâcher ?
Parce que le Pro, ce n’est pas une version “avancée” de l’Open.
C’est une autre course.
Mon avis perso pour finir :
Le Pro est génial. Mais il faut y aller pour les bonnes raisons, au bon moment.
Pas pour l’égo. Pas parce que “ça fait stylé”.
Moi j’ai attendu d’être solide. J’ai gagné Karlsruhe en Open avant de basculer.
Et même comme ça, j’ai mis 7 minutes aux wall balls aux Championnats du Monde.
Donc je te laisse imaginer ce que ça donne si tu arrives mal préparé…